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Valorisation séparée SAP MM : concept et configuration

La valorisation séparée dans SAP MM : catégorie contre type, configuration dans OMWC, activation sur la fiche article et impact sur le prix moyen mobile.

La valorisation séparée permet à un même article SAP de porter plusieurs valeurs de stock distinctes, gérées par type de valorisation. Concrètement : un seul numéro d’article dans la fiche, mais plusieurs prix et plusieurs valeurs comptables qui coexistent sous ce numéro. Beaucoup de consultants juniors butent dessus la première fois qu’ils tombent sur le sujet en mission. Vous connaissez le prix moyen mobile et la fiche article, et soudain on vous demande de valoriser différemment le même matériau selon qu’il vient d’un fournisseur national ou d’un import. Le réflexe « je crée deux articles » est tentant, mais c’est rarement ce que veut le métier.

Cet article reprend le sujet dans le bon ordre : le concept, puis la distinction catégorie contre type de valorisation qui est le vrai point dur, ensuite la configuration dans la transaction OMWC et l’activation sur la fiche article. À la fin, vous saurez monter une valorisation séparée de bout en bout et expliquer son impact sur la valeur du stock. Si vous cherchez d’abord un panorama des fondamentaux SAP, commencez par là, puis revenez ici pour ce mécanisme précis.

À retenir en 30 secondes
  • La valorisation séparée porte plusieurs valeurs comptables sous un seul numéro d’article, sans dédoubler le référentiel.
  • La catégorie de valorisation pose la règle (quels types sont autorisés) ; le type porte la valeur réelle du stock.
  • La config se fait dans OMWC (Customizing), stockée dans la famille de tables T149.
  • L’activation se fait dans MM01 / MM02, vue Comptabilité 1 : le segment header d’abord, les segments de type ensuite.
  • Chaque type porte son propre prix (MAP ou standard) ; le header agrège la valeur de l’ensemble.

Qu’est-ce que la valorisation séparée dans SAP MM ?

La valorisation séparée permet à un même article SAP de porter plusieurs valeurs de stock distinctes, gérées par type de valorisation. Au lieu d’une seule valeur et d’un seul prix pour un article dans un domaine de valorisation, vous en avez plusieurs, chacun rattaché à un critère métier que vous définissez.

Prenons une image. Sans valorisation séparée, un article ressemble à un seul tiroir : une quantité, une valeur, un prix. Avec valorisation séparée, ce tiroir se divise en plusieurs compartiments. Chacun porte sa propre quantité et sa propre valeur, mais ils restent rangés dans le même meuble, le même numéro d’article. Le stock total et la valeur totale restent la somme des compartiments.

Pourquoi faire cela plutôt que créer plusieurs articles ? Parce que du point de vue logistique, c’est le même produit : mêmes caractéristiques techniques, même usage en production, même unité de mesure. Ce qui change, c’est la valeur économique. Un acier identique coûte plus cher importé que produit localement. Le métier veut tracer cette différence dans la comptabilité sans dédoubler le référentiel article. La valorisation séparée répond précisément à ce besoin : un référentiel unique, plusieurs valeurs.

Attention à ne pas confondre ce mécanisme avec le système de caractéristiques et classes : la classification décrit les propriétés techniques d’un article, alors que la valorisation séparée gère sa valeur comptable. Deux logiques différentes, qui peuvent coexister sur le même article.

Quand activer la valorisation séparée : cas d’usage métier

Vous activez la valorisation séparée quand un même produit doit porter plusieurs valeurs économiques selon un critère métier stable. Voici les cas que vous rencontrerez le plus souvent en mission.

L’origine ou la provenance. Un article acheté à la fois en national et en import. Le prix de revient diffère à cause du transport, des droits de douane, du change. Le métier veut suivre la valeur réelle de chaque flux. C’est le cas d’école de la valorisation séparée par provenance.

La fabrication interne contre l’achat externe. Le même composant est parfois produit en interne, parfois acheté à un sous-traitant. Le coût de production interne et le coût d’achat externe ne sont pas identiques. Séparer les deux valeurs donne une vision honnête de la valeur du stock.

Le statut ou la qualité. Un article neuf et le même article réparé ou reconditionné, ou encore premier choix contre second choix. Le métier veut les valoriser différemment parce que leur valeur marchande diffère, tout en gardant un suivi de stock unifié.

Un point d’attention important : la valorisation séparée gère la valeur, pas la quantité physique tracée unité par unité. Si votre besoin est de tracer des numéros de lot, des dates de péremption ou une traçabilité fine, ce n’est pas le bon outil. Regardez plutôt du côté de la gestion des lots SAP, qui répond à un besoin de quantité et de traçabilité, là où la valorisation séparée répond à un besoin de valeur. Les deux peuvent cohabiter sur un même article, mais ne résolvent pas le même problème.

Catégorie de valorisation contre type de valorisation : la distinction clé

C’est le point qui fait trébucher tout le monde au début, donc prenons le temps. La catégorie de valorisation (valuation category) définit quels types de valorisation sont autorisés ; le type de valorisation (valuation type) est la valeur effectivement portée par le stock.

Reprenons l’analogie du conteneur et de son contenu. La catégorie est le conteneur : elle dit « cet article se valorise selon le critère provenance ». Les types sont les instances rangées dans ce conteneur : « national » et « import ». La catégorie pose la règle, les types portent les valeurs concrètes.

Quelques exemples pour fixer les idées.

CritèreCatégorie de valorisationType de valorisation
RôleConteneur : définit quels types sont autorisésInstance : porte le prix et la valeur réelle du stock
Exemple provenanceH (provenance)EIGEN (national), FREMD (import)
Exemple fabricationB (fabrication)INTERN (production interne), EXTERN (achat externe)
DépendanceExiste seule et ouvre la liste des typesN’existe pas sans une catégorie de rattachement
Ce qu’elle porteLa règle, pas de prixLe prix et la valeur comptable
Catégorie de valorisation (la règle) face au type de valorisation (la valeur portée).

Le sens de la dépendance est à retenir absolument : un type de valorisation n’existe pas tout seul, il doit toujours être rattaché à une catégorie. C’est la catégorie qui ouvre la liste des types autorisés. Si vous tentez d’affecter un type à un article alors qu’il n’est pas rattaché à la catégorie active, SAP refuse. La très grande majorité des erreurs de configuration vient de là : un type mal raccroché à sa catégorie.

Une bonne habitude de consultant : avant de toucher quoi que ce soit, écrivez votre arbre. Une catégorie en haut, les types autorisés en dessous. Formaliser cette décision dans une vraie spécification fonctionnelle SAP avant d’ouvrir le Customizing vous évitera des allers-retours et un nettoyage pénible une fois que du stock existe.

Catégorie de valorisation, types autorisés et segments de stock La catégorie de valorisation ouvre la liste des types autorisés ; chaque type porte son propre segment de stock avec sa valeur, et le header agrège l’ensemble. De la règle à la valeur, sous un seul article La catégorie pose la règle, le type porte la valeur Niveau 1 définit la règle ouvre la liste des types autorisés Niveau 2 les types Niveau 3 porte la valeur
La catégorie ouvre la liste des types autorisés ; chaque type porte un segment de stock avec sa propre valeur ; le header agrège l’ensemble sous un numéro d’article unique.

Configurer la valorisation séparée dans OMWC, étape par étape

La valorisation séparée se configure via la transaction OMWC. C’est votre point d’entrée unique. La configuration est stockée dans la famille de tables T149, au niveau du domaine de valorisation.

Chemin SPRO :

Materials Management → Valuation and Account Assignment → Split Valuation
Écran d'entrée de la transaction OMWC dans SAP : choix du domaine de valorisation avant de paramétrer la valorisation séparée
L’écran d’entrée d’OMWC : on sélectionne d’abord le domaine de valorisation avant tout paramétrage.
Vérifiez vos autorisations avant de commencer

OMWC est une transaction de Customizing : elle exige les bons droits sur le mandant de paramétrage. Vérifiez en amont avec votre administrateur que votre profil ouvre bien le Customizing concerné. C’est un classique des journées perdues : la config est claire dans votre tête, mais le système vous bloque sur un défaut de rôles et autorisations SAP.

Voici le déroulé logique dans OMWC.

  1. 1
    Définir les types de valorisation globaux

    Vous créez d’abord les types au niveau global, indépendamment des catégories. Par exemple EIGEN et FREMD. À ce stade vous décrivez juste les briques disponibles.

  2. 2
    Définir les catégories de valorisation globales

    Vous créez les catégories, par exemple H pour la provenance. La catégorie est le conteneur que vous remplirez avec des types.

  3. 3
    Affecter les types à la catégorie

    C’est l’étape centrale et la plus oubliée. Vous indiquez quels types sont autorisés sous quelle catégorie. C’est ce rattachement qui rend un type utilisable sur un article portant cette catégorie. Sans cette affectation, le type existe mais reste inaccessible.

  4. 4
    Activer la catégorie au niveau du domaine de valorisation

    La configuration descend ensuite au niveau du domaine de valorisation, là où la valorisation s’applique réellement. La catégorie doit être activée pour ce domaine, sinon vous ne pourrez pas l’utiliser sur les articles concernés.

Types de valorisation globaux dans la transaction OMWC de SAP MM
Les types de valorisation globaux dans OMWC (ici 01 et 02).
Catégories de valorisation globales dans OMWC, avec la catégorie in-house/externe et le bouton d'affectation des types à la catégorie
Les catégories de valorisation globales. La catégorie « Inhse/Ext.Proc. » porte la logique en interne / externe ; le bouton « Types → Cat. » relie les types à la catégorie.
Le workflow OMWC en quatre temps Configuration de la valorisation séparée dans OMWC en quatre étapes : types globaux, catégories globales, affectation des types à la catégorie, puis activation au domaine de valorisation. Le paramétrage OMWC en 4 temps Du général au particulier : briques globales, rattachement, activation
Le déroulé OMWC se lit du général au particulier : types globaux, puis catégories globales, puis l’affectation type vers catégorie (l’étape pivot), et enfin l’activation au niveau du domaine de valorisation.

Travaillez toujours du général au particulier : briques globales, rattachement, activation au domaine. Sauter une étape, c’est se garantir un message d’erreur incompréhensible au moment de toucher la fiche article. Pensez aussi au transport : votre paramétrage devra remonter du mandant de dev vers la qualité puis la production, donc gardez vos ordres de transport propres dès le départ.

Activer la valorisation séparée sur un article (MM01 / MM02, vue Comptabilité 1)

L’activation se fait dans MM01 ou MM02, vue Comptabilité 1 (Accounting 1), en saisissant d’abord la catégorie de valorisation au niveau header, puis en créant les segments de stock par type de valorisation. La logique se fait en deux temps, et c’est là que beaucoup de juniors se trompent en croyant que tout se règle d’un coup.

  1. 1
    Premier temps : le segment header

    Vous ouvrez l’article dans la vue Comptabilité 1 sans saisir de type de valorisation, juste le domaine de valorisation. Dans le champ catégorie de valorisation, vous indiquez votre catégorie, par exemple H. Vous venez de créer le segment header. Ce segment ne porte pas de stock par lui-même : il agrège. Il dit au système « cet article est désormais valorisé séparément selon la catégorie H ». C’est le chapeau qui coiffe tout le reste.

  2. 2
    Second temps : les segments de stock par type

    Vous rouvrez ensuite l’article, toujours en vue Comptabilité 1, mais cette fois en renseignant un type de valorisation précis, par exemple EIGEN. Là, vous saisissez le prix et la procédure de contrôle des prix pour ce type. Vous répétez l’opération pour chaque type, FREMD ensuite. Chaque passage crée un segment de stock qui portera sa propre valeur.

L’ordre est non négociable : le header d’abord, les segments de type ensuite. Si vous tentez de créer un segment de type avant d’avoir posé le header, le système refuse, car le type n’a aucun conteneur où se loger. C’est l’erreur numéro un des premières manipulations.

Un détail qui sauve des heures : une fois que du stock existe sur un article, modifier sa configuration de valorisation séparée devient très contraint, voire impossible sans vider le stock. On réfléchit donc avant, on valide la maquette en environnement de test, et on n’active en production qu’une structure mûre.

Valorisation séparée et prix moyen mobile (MAP) : comment la valeur est calculée

Oui, la valorisation séparée est compatible avec le prix moyen mobile. Chaque type de valorisation porte son propre prix, prix moyen mobile (MAP) ou prix standard selon la procédure de contrôle des prix que vous choisissez pour ce type, et le niveau header agrège la valeur de l’ensemble.

Regardons la mécanique de près, parce que c’est ce qui rend le sujet déroutant. Quand vous faites une entrée de marchandises sur le type EIGEN, c’est le prix de ce type qui est mis à jour. Si EIGEN est en prix moyen mobile, son MAP se recalcule à partir de ses propres mouvements, indépendamment de FREMD. Chaque type vit sa vie en matière de prix : une entrée sur le national ne touche pas le MAP de l’import, et inversement.

Le niveau header, lui, ne se recalcule pas comme un type : il agrège. Sa valeur est la somme des valeurs des segments de type, sa quantité la somme de leurs quantités. Le header ne porte donc pas un prix saisi par vous, il reflète mécaniquement ce que portent ses types. C’est pour cette raison que vous ne saisissez jamais de prix directement sur le segment header lors de la création.

Conséquence pratique pour le consultant : si on vous demande « pourquoi le prix moyen global de l’article a bougé alors que je n’ai rien acheté en national », la réponse se trouve presque toujours dans un mouvement sur un autre type. Le header bouge parce qu’un de ses types a bougé. Raisonnez type par type, puis remontez au header : c’est le bon réflexe de diagnostic.

Cas particulier : valorisation séparée en sous-traitance

La sous-traitance est le cas où la valorisation séparée prend une dimension supplémentaire, et c’est un sujet classique de question en mission. Vous envoyez des composants chez un sous-traitant qui vous renvoie un produit fini ou semi-fini. La valorisation séparée permet de distinguer la valeur d’un même article selon qu’il est fabriqué en interne ou par le sous-traitant.

Le schéma le plus courant utilise une catégorie qui sépare ces deux modes : le produit issu de la sous-traitance porte un type, celui issu de la fabrication interne en porte un autre. Vous valorisez ainsi le coût réel de chaque filière sur le même numéro d’article, sans dupliquer le référentiel. Pour la logistique c’est le même produit, pour le contrôle de gestion les deux coûts diffèrent.

Là où il faut être prudent, c’est sur la combinaison avec la sélection de stock. Quand la valorisation séparée croise une sélection de stock fine en sous-traitance, vous touchez vite à des sujets connexes comme la détermination de lot, qui décide quel stock précis est consommé. Les deux répondent à des questions différentes, valeur d’un côté, quel lot physique de l’autre, mais se rencontrent dans les scénarios avancés. Gardez la frontière claire : la valorisation séparée ne sélectionne pas un stock, elle le valorise.

Erreurs fréquentes et points de contrôle avant le go-live

La plupart des incidents de valorisation séparée tombent dans une poignée de catégories prévisibles. Voici la liste de contrôle à passer en revue avant toute mise en production.

Le type non rattaché à la catégorie. L’erreur reine. Vous avez créé le type, vous avez créé la catégorie, mais vous avez oublié l’affectation des deux. Résultat, le type est invisible au moment d’activer l’article. Vérifiez toujours le rattachement type vers catégorie dans OMWC avant de toucher la fiche.

L’oubli du segment header. Vous tentez de créer directement un segment de type sans avoir posé le header. Le système refuse, parfois avec un message peu parlant. Rappelez-vous la séquence : header d’abord, types ensuite.

Le blocage de modification une fois le stock existant. Vous voulez ajuster la catégorie ou retirer un type, mais du stock est déjà présent. SAP vous bloque, à juste titre : changer la structure de valorisation d’un stock valorisé serait dangereux pour la comptabilité. Toute modification de structure se fait sur un article à stock nul, d’où l’importance de tester en amont.

La catégorie non activée au domaine de valorisation. La config globale est correcte, mais vous avez sauté l’activation au niveau du domaine, et l’article ne reconnaît pas la catégorie. Repassez par OMWC pour la vérifier.

La procédure de contrôle des prix incohérente entre types. Mélanger prix standard et prix moyen mobile entre les types d’un même article sans intention claire mène à des écarts difficiles à expliquer au contrôle de gestion. Décidez de la procédure type par type, et documentez ce choix.

Votre meilleur allié reste la rigueur de séquence. Briques globales, rattachement, activation au domaine, header sur l’article, segments de type. Suivez cet ordre et la plupart des pièges disparaissent d’eux-mêmes.

En résumé

La valorisation séparée porte plusieurs valeurs comptables sous un seul numéro d’article, à condition de bien tenir la distinction entre la catégorie qui pose la règle et le type qui porte la valeur. Maîtrisez la séquence OMWC puis l’activation en vue Comptabilité 1, et vous tenez un sujet qui revient régulièrement en mission. Pour approfondir le comportement standard du paramétrage, la documentation officielle SAP sur la valorisation séparée fait référence. La prochaine étape la plus utile : ouvrez un article de votre système de test, montez une catégorie à deux types de bout en bout, faites une entrée de marchandises sur chaque type, et observez le header s’agréger. C’est en le manipulant une fois que le concept se fixe.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la valorisation séparée dans SAP MM ?

La valorisation séparée permet à un même article SAP de porter plusieurs valeurs de stock distinctes, gérées par type de valorisation. Le référentiel article reste unique, mais le stock se divise en segments qui portent chacun leur propre valeur comptable.

Quelle est la différence entre catégorie de valorisation et type de valorisation ?

La catégorie de valorisation (valuation category) définit quels types de valorisation sont autorisés ; le type de valorisation (valuation type) est la valeur effectivement portée par le stock. La catégorie est le conteneur, le type est l’instance qui porte le prix et la valeur.

Quelle transaction permet de configurer la valorisation séparée dans SAP ?

La valorisation séparée se configure via la transaction OMWC, dans le Customizing, au chemin Valuation and Account Assignment puis Split Valuation.

Quelle table SAP stocke la configuration de la valorisation séparée ?

La configuration de la valorisation séparée est stockée dans la famille de tables T149, au niveau du domaine de valorisation.

Comment activer la valorisation séparée sur un article SAP ?

L’activation se fait dans MM01 ou MM02, vue Comptabilité 1, en saisissant d’abord la catégorie de valorisation au niveau header, puis en créant les segments de stock par type de valorisation.

La valorisation séparée est-elle compatible avec le prix moyen mobile (MAP) ?

Oui. Chaque type de valorisation porte son propre prix, prix moyen mobile ou prix standard, et le niveau header agrège la valeur de l’ensemble des segments.

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